Lê Văn Đệ : estimation, cote, expertise et vente d’une œuvre
- Cabinet Gauchet Art Asiatique

- 27 juin
- 15 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Vous possédez un tableau, un dessin ou une peinture sur soie signé Lê Văn Đệ et souhaitez connaître sa valeur ? L’artiste est également fréquemment recherché sous la graphie sans accents « Le Van De ». La cote de l’artiste présente des écarts considérables : certaines études s’échangent pour quelques milliers d’euros, tandis que les œuvres anciennes, rares et documentées peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.
Une estimation sérieuse ne peut donc pas reposer uniquement sur la présence d’une signature. La période d’exécution, la technique, le sujet, les dimensions, la provenance, les expositions anciennes et l’état de conservation doivent être analysés ensemble.
Gauchet Art Asiatique accompagne les propriétaires, collectionneurs et familles dans l’identification, l’expertise, l’estimation et la vente des œuvres de Lê Văn Đệ. Une première évaluation peut être réalisée à partir de photographies.
Combien vaut une œuvre de Lê Văn Đệ ?
La valeur d’une œuvre de Lê Văn Đệ peut aller de quelques centaines d’euros pour une affiche ou une étude secondaire à plusieurs centaines de milliers d’euros pour une composition majeure des années 1930 bénéficiant d’une provenance et d’un historique d’exposition remarquables.
Les résultats récents montrent que le marché distingue fortement :
les études isolées et dessins préparatoires ;
les portraits ou compositions sur papier ;
les œuvres anciennes liées à la formation de l’artiste ;
les huiles sur toile et peintures sur soie abouties ;
les œuvres exposées ou publiées du vivant de l’artiste ;
les compositions monumentales ou historiquement importantes.
En avril 2026, un ensemble de dessins de Lê Văn Đệ dispersé par Millon a produit des résultats allant de quelques centaines d’euros à 56 000 €. Cette dispersion illustre l’impossibilité d’appliquer une cote uniforme à toutes les œuvres portant sa signature.
Lê Văn Đệ, figure fondatrice de l’art moderne vietnamien

Né en 1906 et mort en 1966, Lê Văn Đệ appartient à la première génération d’artistes formés à l’École des Beaux-Arts de l’Indochine à Hanoï. Il intègre la première promotion de l’établissement et obtient son diplôme en 1930, au premier rang de sa promotion.
Créée par Victor Tardieu et Nguyễn Nam Sơn, l’École des Beaux-Arts de l’Indochine associe l’enseignement académique occidental à l’étude des techniques et des traditions artistiques asiatiques. Cette formation permet à Lê Văn Đệ de maîtriser le dessin, la perspective, la peinture à l’huile, la peinture sur soie et les grandes compositions décoratives.
Dès le début de sa carrière, l’artiste participe aux manifestations qui contribuent à faire connaître l’art vietnamien moderne en Europe. Plusieurs de ses œuvres sont notamment présentées à l’Exposition coloniale internationale de Paris en 1931. Il poursuit ensuite son parcours en France et en Italie, séjournant notamment à Capri au début des années 1930.
Pour approfondir : La Sirène de Capri
Le séjour italien de Lê Văn Đệ est également documenté par un ensemble rare de fusains réalisés à Capri en 1934, parmi lesquels figure La Sirène de Capri. Ces dessins permettent de mieux comprendre ses recherches sur la figure humaine et l’influence de son passage en Italie. Découvrez notre étude complète consacrée à La Sirène de Capri et aux fusains de Lê Văn Đệ réalisés à Capri.
À découvrir également : un nu au fusain entre Rome et Capri
Un autre article est consacré à un important Portrait d’une femme alanguie, exécuté au fusain et au crayon blanc et provenant du même contexte italien. Cette étude permet d’approfondir la période européenne de Lê Văn Đệ, ses recherches sur le nu académique et les liens entre Rome, Capri et la naissance de l’art moderne vietnamien. Lire notre étude complète consacrée à ce nu au fusain de Lê Văn Đệ.
Cette période européenne occupe aujourd’hui une place importante dans son marché. Les œuvres exécutées à Hanoï, Paris, Rome, Naples ou Capri entre 1930 et le milieu des années 1930 permettent de suivre les recherches de l’artiste entre représentation du Vietnam, enseignement académique européen et modernité internationale.

Une composition de 1933, L’Intérieur familial au Tonkin, appartient aux collections du Centre national des arts plastiques et est déposée au musée des Années Trente à Boulogne-Billancourt. Cette présence dans une collection publique souligne la reconnaissance institutionnelle accordée à son travail.
La cote de Lê Văn Đệ et ses principaux résultats de vente
Le marché de Lê Văn Đệ est international. Ses œuvres peuvent intéresser des collectionneurs situés en France, au Vietnam, en Italie, à Singapour, à Hong Kong et plus largement en Asie du Sud-Est.
Les résultats les plus élevés concernent généralement des œuvres anciennes, exécutées entre 1930 et les années 1940, qui réunissent plusieurs qualités : une composition aboutie, une technique importante, une provenance ancienne, une exposition documentée et un bon état de conservation.
Résultats de vente de référence
Œuvre | Technique et date | Résultat publié |
Forêt tropicale du Vietnam | Paravent à trois feuilles, 1937 | 310 000 € au marteau |
Les bords du fleuve Rouge | Huile sur toile, 1930 | 220 000 € |
La Toilette | Technique mixte sur plaque d’éternit, vers 1933 | 150 880 € |
Paysage, Capri | Œuvre de 1933 | 98 400 € |
Femme se coiffant | Dessin rehaussé de blanc, 1930 | 56 000 € |
Vue des falaises à Capri | Dessin ou œuvre sur papier, 1933 | 33 000 € |
Portraits | Ensemble d’études | 27 000 € |
Le paravent Forêt tropicale du Vietnam, daté de 1937, constitue l’un des résultats publics les plus élevés rapportés pour l’artiste. Cette œuvre monumentale démontre l’importance que peuvent prendre la rareté, le format et le caractère exceptionnel d’une composition dans la détermination de sa valeur.
En mai 2026, Aguttes a vendu La Toilette, vers 1933, pour 150 880 € et Paysage, Capri, daté de 1933, pour 98 400 €. La maison de ventes a présenté La Toilette comme le troisième record mondial pour un tableau de Lê Văn Đệ. Les montants publiés par Aguttes comprennent les commissions et taxes.
Ces deux œuvres avaient participé à la Seconda Mostra Internazionale d’Arte Coloniale de Naples en 1934. Leur provenance italienne, leur ancienneté et leur historique d’exposition ont contribué à renforcer leur intérêt historique et commercial.
Pourquoi les prix des œuvres de Lê Văn Đệ varient-ils autant ?
Une signature identique ne signifie pas que deux œuvres possèdent la même valeur. Plusieurs dessins dispersés au cours de la même vente Millon du 11 avril 2026 ont obtenu des prix très différents :

Femme se coiffant : 56 000 € ;
Vue des falaises à Capri : 33 000 € ;
Portraits : 27 000 € ;
Femme de profil : 12 000 € ;
Portrait d’une femme alanguie : 7 500 € ;
Madone à l’Enfant : 5 000 € ;
Nu allongé : 4 800 € ;
La Sirène de Capri : 3 200 € ;
Autoportrait : 3 000 € ;
plusieurs autres études : entre 700 € et 2 200 €.
Ces adjudications montrent que la qualité d’exécution, la date, le sujet, la relation avec une œuvre importante et la composition priment sur la seule présence du nom de l’artiste.
Les bords du fleuve Rouge, 1930 : une œuvre majeure expertisée par Gauchet Art Asiatique
LÊ VĂN ĐỆ (1906-1966)Les bords du fleuve Rouge, 1930
Huile sur toile
Signée et datée en bas à gauche
53,5 × 100,5 cm
Exposition : Exposition coloniale internationale de Paris, du 6 mai au 15 novembre 1931
Provenance : collection particulière française
Résultat : adjugée 220 000 € le 24 juin 2022

Peinte en 1930, Les bords du fleuve Rouge appartient aux toutes premières années de la carrière de Lê Văn Đệ. Son format horizontal, proche de celui d’un rouleau asiatique, est associé à une construction de l’espace nourrie par l’apprentissage de la perspective occidentale.
Le tableau représente les rives du fleuve Rouge aux environs de Hanoï. La succession des plans, les variations de tonalités brunes et la profondeur du paysage restituent l’aspect encore peu urbanisé de la région au début des années 1930.
Mais l’importance de cette œuvre repose également sur son historique. Elle fut présentée à l’Exposition coloniale internationale de Paris en 1931, manifestation déterminante pour la première reconnaissance en France des élèves de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine.

Retrouvée dans une collection française, étudiée et présentée dans une vente spécialisée, l’œuvre a été adjugée 220 000 € chez Millon le 24 juin 2022. Elle constitue aujourd’hui un résultat de référence pour les huiles anciennes de Lê Văn Đệ associant qualité artistique, sujet vietnamien, grand format et historique d’exposition.
Quels sont les critères de valeur d’une œuvre de Lê Văn Đệ ?
La période de création
Les œuvres des années 1930 figurent parmi les plus recherchées. Cette période correspond à la fin de la formation de Lê Văn Đệ à Hanoï, à sa découverte de l’Europe et à ses séjours en France et en Italie.
Une œuvre précisément datée de 1930, 1931, 1932, 1933 ou 1934 peut présenter un intérêt particulier, notamment lorsqu’elle peut être reliée à une exposition, à un séjour ou à une composition conservée dans une collection publique.
Les œuvres postérieures ne sont pas nécessairement moins importantes, mais elles doivent être évaluées selon leur propre contexte, leur technique et leur degré d’aboutissement.
La technique et le support
Lê Văn Đệ a utilisé différents supports et techniques :
huile sur toile ;
peinture sur soie ;
gouache et encre ;
fusain, pierre noire et crayon ;
techniques mixtes ;
peinture sur plaque d’éternit ;
compositions décoratives ou religieuses ;
études préparatoires.
Les huiles sur toile anciennes et les compositions ambitieuses sont particulièrement rares. Une peinture sur soie de grande qualité peut également atteindre une valeur élevée.
Pour les œuvres sur papier, le caractère préparatoire ne suffit pas à déterminer le prix. Un dessin peut acquérir une importance majeure s’il est relié à une peinture exposée, à une période essentielle de la carrière de l’artiste ou à un ensemble historique conservé intact.
Le sujet
Les sujets les plus appréciés peuvent comprendre :
les paysages du Vietnam ;
les vues de Hanoï et du fleuve Rouge ;
les scènes de la vie vietnamienne ;
les figures féminines ;
les maternités et scènes familiales ;
les portraits ;
les paysages de Capri et d’Italie ;
les compositions historiques ou religieuses.
Un sujet emblématique, immédiatement identifiable et représentatif du dialogue entre art vietnamien et modernité européenne peut susciter davantage d’intérêt qu’une étude isolée.
Les dimensions et la qualité de composition
Le grand format constitue souvent un avantage, mais il ne garantit pas à lui seul une valeur élevée. L’équilibre de la composition, la maîtrise du dessin, la qualité des visages, le traitement des volumes et l’état d’achèvement doivent également être pris en considération.
Une petite œuvre particulièrement accomplie, ancienne et bien documentée peut valoir davantage qu’un tableau de grandes dimensions mais moins caractéristique.
La signature, la date et les inscriptions

La signature peut apparaître en lettres latines, avec différentes graphies ou présentations. Le nom de l’artiste est ainsi recherché sous les formes Lê Văn Đệ, Le Van De ou parfois Lê Van Dê.
Une signature doit être comparée à celles d’œuvres documentées de la même période. Sa position, son tracé, le médium employé et son interaction avec la couche picturale doivent être examinés.

La présence d’une signature cohérente constitue un indice, mais elle ne suffit jamais à établir seule l’authenticité d’un tableau.
Les inscriptions portées au revers, les dates, les titres, les indications de lieu, les numéros d’exposition et les étiquettes anciennes peuvent être encore plus déterminants que la signature elle-même.
La provenance
Une provenance précise et ancienne peut considérablement renforcer la valeur d’une œuvre. Il peut notamment s’agir :
d’une acquisition directe auprès de l’artiste ;
d’une collection constituée en Indochine ;
d’une famille française présente au Vietnam avant 1954 ;
d’une collection diplomatique ou administrative ;
d’une collection italienne liée au séjour européen de l’artiste ;
d’une transmission familiale documentée ;
d’une ancienne vente accompagnée de son catalogue et de sa facture.
Une simple tradition orale doit être vérifiée autant que possible par des documents, photographies, correspondances ou archives familiales.
Les expositions et publications
Une participation à une exposition historique constitue un élément de premier ordre. Les œuvres présentées à Paris en 1931 ou en Italie en 1934 possèdent ainsi un contexte qui dépasse leur seule qualité décorative.
Les étiquettes d’exposition, catalogues, articles de presse, photographies d’accrochage et publications anciennes permettent parfois d’identifier formellement une œuvre et de reconstituer son parcours.
L’état de conservation
L’état doit être apprécié en fonction de la technique et de l’ancienneté de l’œuvre. Les principaux points examinés sont :
les craquelures ;
les soulèvements de matière ;
les pertes de peinture ;
les déformations de la toile ou du support ;
les déchirures ;
les traces d’humidité ;
les repeints ;
les anciennes restaurations ;
l’état de la soie ou du papier ;
les altérations provoquées par un encadrement inadapté.
Des restaurations anciennes ne rendent pas automatiquement une œuvre invendable. Elles doivent cependant être détectées, décrites et prises en compte dans l’estimation.
Il est préférable de ne jamais nettoyer, vernir, recoller ou restaurer une œuvre de Lê Văn Đệ avant d’avoir demandé l’avis d’un spécialiste. Une intervention inadaptée peut altérer des éléments historiques et réduire sa valeur.
Comment reconnaître une œuvre de Lê Văn Đệ ?
L’identification commence par l’étude de l’œuvre dans son ensemble. Le style, la construction du dessin, la technique, les matériaux et le vieillissement doivent être cohérents avec la période supposée.
Plusieurs éléments peuvent être utiles :
une signature latine placée dans un angle de la composition ;
une date située à proximité de la signature ;
une indication de lieu comme Hanoï, Paris, Rome ou Capri ;
une ancienne étiquette d’exposition ;
un numéro inscrit sur le châssis ou le cadre ;
un cachet de marchand, d’encadreur ou de transporteur ;
une inscription manuscrite au revers ;
une photographie ancienne montrant l’œuvre dans une exposition ou un intérieur.
Il faut rester prudent face aux signatures ajoutées, aux attributions anciennes non documentées et aux œuvres simplement « dans le goût de » Lê Văn Đệ. L’authentification doit résulter d’un faisceau d’indices concordants et non d’un seul détail.
Quelles photographies transmettre pour une estimation ?
Une première évaluation peut généralement être réalisée à distance. Pour obtenir une réponse aussi précise que possible, il est recommandé d’envoyer :
une photographie de l’œuvre entière, prise de face ;
une photographie de la signature ;
une photographie de la date et des inscriptions ;
une vue complète du revers ;
des photographies du châssis, du panneau ou du montage ;
des vues de toutes les étiquettes ;
une photographie du cadre ;
des détails des éventuels accidents ou restaurations ;
les dimensions de l’œuvre sans le cadre ;
les factures, certificats, courriers ou photographies anciennes disponibles.
L’histoire familiale doit également être expliquée, même lorsqu’aucun document n’a encore été retrouvé : identité du précédent propriétaire, pays d’acquisition, date approximative d’entrée dans la famille et circonstances de la transmission.
Comment se déroule l’expertise d’une œuvre de Lê Văn Đệ ?
L’expertise peut comporter plusieurs étapes.
Première étude sur photographies
Les images permettent d’évaluer la nature de l’œuvre, sa technique probable, la cohérence de la signature, son époque apparente et son intérêt potentiel.
Cette première analyse sert également à déterminer si un examen physique ou des recherches complémentaires sont nécessaires.
Examen direct de l’œuvre
Pour un tableau important, l’examen direct permet d’étudier :
la matière picturale ;
le support ;
le montage ;
les craquelures et le vieillissement ;
les restaurations ;
la signature ;
les inscriptions et étiquettes.
Des examens techniques ou scientifiques peuvent être envisagés lorsque le dossier le justifie, mais ils ne sont pas systématiquement nécessaires.
Recherche documentaire
Les recherches peuvent porter sur les catalogues d’exposition, les archives photographiques, les anciennes ventes, les collections publiques, la presse historique et les documents familiaux.
Une photographie d’exposition ou une ancienne étiquette peut parfois transformer profondément la compréhension et la valeur d’une œuvre.
Étude du marché
Les comparatifs doivent être sélectionnés selon la période, la technique, les dimensions, le sujet, l’état et la provenance. Comparer un dessin tardif à une huile historique des années 1930 conduirait à une estimation trompeuse.
L’estimation finale doit correspondre au marché actuel tout en tenant compte du potentiel spécifique de l’œuvre.
Comment vendre une œuvre de Lê Văn Đệ ?
Le choix de la stratégie de vente dépend de la nature du tableau et du niveau de prix envisagé.
La vente aux enchères spécialisée
Une œuvre ancienne et documentée doit généralement être présentée dans une vente consacrée à l’art moderne vietnamien ou aux artistes de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine.
Une vente spécialisée permet de réunir :
des collectionneurs vietnamiens et internationaux ;
une communication ciblée ;
un catalogue documenté ;
des expositions publiques ;
des enchères en salle, par téléphone et sur Internet ;
une concurrence susceptible de faire progresser le prix.
La vente privée
La vente privée peut être envisagée pour une œuvre exceptionnelle, pour un propriétaire recherchant davantage de confidentialité ou lorsqu’un collectionneur précis est susceptible de s’y intéresser.
Elle nécessite toutefois une bonne connaissance des acheteurs actifs et une valorisation rigoureuse. Une proposition isolée ne doit pas être acceptée sans comparaison avec le potentiel réel de l’œuvre en vente publique.
Le choix de l’estimation
Une estimation trop élevée peut décourager les acheteurs et provoquer un invendu. Une estimation trop basse, sans stratégie de communication adaptée, peut également exposer le vendeur à un résultat insuffisant.
L’objectif consiste à fixer une estimation attractive mais cohérente, puis à présenter tous les arguments historiques, artistiques et documentaires susceptibles de provoquer la concurrence.
La préparation du dossier
Une vente réussie repose sur :
un catalogue précis ;
des photographies professionnelles ;
une provenance clairement rédigée ;
un rapport d’état ;
des comparatifs pertinents ;
une communication en français, en anglais et, selon l’importance de l’œuvre, en vietnamien ou en chinois ;
un calendrier adapté aux grandes ventes internationales d’art vietnamien.
Gauchet Art Asiatique : expertise et vente des œuvres de Lê Văn Đệ
Gauchet Art Asiatique accompagne les collectionneurs, héritiers et propriétaires à chaque étape :
identification de l’œuvre ;
première estimation sur photographies ;
examen direct si nécessaire ;
étude de la signature et des matériaux ;
recherche de provenance ;
consultation des archives ;
comparaison avec les résultats de vente ;
choix de la maison de ventes et du calendrier ;
préparation du catalogue ;
communication auprès des collectionneurs internationaux ;
suivi de la vente et du règlement.
Notre résultat de référence pour l’artiste demeure Les bords du fleuve Rouge, importante huile sur toile de 1930 exposée à Paris en 1931 et adjugée 220 000 € en 2022.
Plus récemment, l’étude et la présentation d’un ensemble inédit lié au séjour italien de l’artiste ont permis d’obtenir 56 000 € pour Femme se coiffant, 33 000 € pour Vue des falaises à Capri et 27 000 € pour un ensemble de Portraits.
Chaque œuvre fait l’objet d’une stratégie adaptée. Une première réponse peut être donnée à partir de photographies nettes de la face, de la signature, du revers et des documents disponibles.
Questions fréquentes sur l’estimation de Lê Văn Đệ
Quelle est la cote de Lê Văn Đệ ?
Il n’existe pas de cote unique. Certaines études sont adjugées pour moins de 2 000 €, tandis que des dessins anciens et documentés peuvent dépasser 50 000 €. Les peintures importantes des années 1930 peuvent atteindre ou dépasser 100 000 €, et les œuvres exceptionnelles plusieurs centaines de milliers d’euros.
Peut-on estimer un tableau de Le Van De à partir de photographies ?
Une première estimation est généralement possible à partir de photographies précises. Pour une œuvre importante, un examen direct, une étude de provenance et des recherches documentaires peuvent ensuite être nécessaires.
Une signature Lê Văn Đệ suffit-elle pour authentifier une œuvre ?
Non. La signature doit être étudiée avec le style, la technique, les matériaux, la date, la provenance et le vieillissement de l’œuvre. Une signature peut être imitée ou ajoutée postérieurement.
Les dessins de Lê Văn Đệ ont-ils de la valeur ?
Oui, mais leur valeur varie fortement. Une étude secondaire peut valoir quelques centaines ou quelques milliers d’euros. Un dessin ancien, abouti, daté et relié à une œuvre ou à une période importante peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Faut-il restaurer l’œuvre avant de la vendre ?
Il est déconseillé d’entreprendre une restauration sans avis préalable. Une intervention mal adaptée peut supprimer des éléments historiques ou modifier la matière originale. L’état doit d’abord être examiné par un spécialiste.
Où vendre une œuvre de Lê Văn Đệ ?
Les œuvres importantes sont généralement mieux valorisées dans une vente spécialisée consacrée à l’art moderne vietnamien, accompagnée d’une communication internationale. Une vente privée peut être étudiée dans certains cas particuliers.
Sources et résultats de vente consultés
Millon, vente du 24 juin 2022, Lê Văn Đệ, Les bords du fleuve Rouge, 1930, adjugé 220 000 €.
Millon, vente du 11 avril 2026, Lê Văn Đệ, Femme se coiffant, 1930, adjugé 56 000 €.
Millon, vente du 11 avril 2026, Lê Văn Đệ, Vue des falaises à Capri, 1933, adjugé 33 000 €.
Millon, vente du 11 avril 2026, Lê Văn Đệ, ensemble de Portraits, adjugé 27 000 €.
Aguttes, Peintres d’Asie, 13 mai 2026, Lê Văn Đệ, La Toilette, vers 1933, vendu 150 880 €.
Aguttes, Peintres d’Asie, 13 mai 2026, Lê Văn Đệ, Paysage, Capri, 1933, vendu 98 400 €.
Aguttes, 2019, Lê Văn Đệ, Forêt tropicale du Vietnam, 1937, paravent à trois feuilles, adjugé 310 000 € hors frais.
Centre national des arts plastiques et musée des Années Trente, Lê Văn Đệ, L’Intérieur familial au Tonkin, 1933.
Archives de l’Exposition coloniale internationale de Paris de 1931 et documentation relative aux œuvres de Lê Văn Đệ exposées dans le pavillon de l’Indochine.
Vous possédez une œuvre de Lê Văn Đệ ?
Pour obtenir une première estimation d'une oeuvre de Le Van De, transmettez des photographies de l’œuvre entière, de la signature, du revers, du cadre, des étiquettes et de tous les documents de provenance disponibles.
Gauchet Art Asiatique étudie en toute confidentialité les tableaux, peintures sur soie, dessins et œuvres sur papier de Lê Văn Đệ, en France comme à l’étranger.
Article rédigé et revu par Jean Gauchet, expert en art asiatique, spécialiste du marché de l’art vietnamien moderne et des laques de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine.



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